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Le Chant des Rivières

Le Chant des Rivières : changer notre regard sur les rivières et les fleuves.

Le Chant des Rivières est une ONG de conservation de la nature créée en 2015 pour accompagner la nouvelle culture de restauration des fleuves et de reconquête de la biodiversité des milieux d’eau courante. Ré-enchantons nos rivières. Renouvelons les formes d’engagement au service de ces milieux naturels remarquables.

Le Chant des Rivières travaille en lien étroit avec les grandes associations et réseau de protection de l’eau et des fleuves, avec les acteurs qui vivent de et sur les rivières : FNE, Frapna, SOS Loire Vivante, fédérations et AAPPMA de pêche, pêcheurs professionnels, Fonds pour la Conservation des Rivières Sauvages, collectivités, entreprises responsables…

Des microcentrales hydro-électriques sur toutes nos rivières, même les plus protégées :
Est-ce la bonne réponse au dérèglement climatique ?

Une microcentrale, c’est une petite installation de production d’hydro-électricité. Elle est composée d’un barrage de dimension réduite, quelquefois le seuil d’un ancien moulin. L’eau retenue est le plus souvent dérivée vers une usine avec turbine et générateur, via un bief ou une conduite forcée. L’installation peut fonctionner par « éclusées » ou « au fil de l’eau  ». Il y a environ 2 500 microcentrales en France. Elles produisent 10 % de l’hydro-électricité française, et à peine 1,5 % de notre électricité totale. Les microcentrales ont une image trop positive dans l’opinion : un barrage bucolique, une énergie renouvelable, non carbonée, non nucléaire, forcément « écologique ».

Cette bonne image est en partie justifiée. Les atteintes aux milieux aquatiques d’eau courante d’un ouvrage haut de quelques mètres sont moindres que celles d’un grand barrage. Mais beaucoup de ces installations dégradent les eaux vives. Une microcentrale, c’est une retenue qui transforme l’eau courante en eau stagnante, pouvant altérer au passage sa qualité, sa température. Elle bloque souvent la migration des poissons, peut modifier le transport des sédiments, enlaidir les paysages. Elle « court-circuite » quelquefois des kilomètres de cours d’eau. Avec leur accumulation, les rivières sont transformées en une suite de retenues artificielles. Elles perdent leur biodiversité et une part de leur attrait.

Plaidoyer pour un saumon

Plaidoyer pour un saumon de Martin Arnould – Article paru dans Terre Sauvage n°350