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Quelques livres

Où suis-je ?

Leçons du confinement à l’usage des terrestres
Bruno Latour

« L’expérience du confinement a été terrible aussi bien au niveau individuel qu’au niveau collectif. Les États comme les individus en sont tous à chercher comment se déconfiner en espérant revenir aussi vite que possible au « monde d’avant » grâce à une « reprise » aussi rapide que possible.
Mais il y a une autre façon de tirer les leçons de ces épreuves, en tous cas pour ceux que l’on pourrait appeler les terrestres. Ceux-là semblent commencer à saisir qu’ils ne se déconfineront pas, d’autant que la crise sanitaire s’encastre dans une autre crise autrement plus grave ; et que c’est une chance à saisir : celle de comprendre enfin où ils sont, dans quelle terre ils vont pouvoir enfin s’envelopper – à défaut de se développer ! Où suis-je ? fait assez logiquement suite au livre précédent Où atterrir : comment s’orienter en politique ?
Une fois atterris, parfois violemment, il faut bien que les terrestres explorent le sol où ils vont désormais habiter. Comment les aider ? Tel est l’objet de cet essai sous forme de courts chapitres. Après Face à Gaïa, ces deux livres dessinent de plus en plus précisément le Nouveau Régime Climatique. »

Où atterrir ?

Comment s’orienter en politique
Bruno Latour

« Cet essai voudrait relier trois phénomènes que les commentateurs ont déjà repérés mais dont ils ne voient pas toujours le lien — et par conséquent dont ils ne voient pas l’immense énergie politique qu’on pourrait tirer de leur rapprochement.
D’abord la « dérégulation » qui va donner au mot de « globalisation » un sens de plus en plus péjoratif ; ensuite, l’explosion de plus en plus vertigineuse des inégalités ; enfin, l’entreprise systématique pour nier l’existence de la mutation climatique.
L’hypothèse est qu’on ne comprend rien aux positions politiques depuis cinquante ans, si l’on ne donne pas une place centrale à la question du climat et à sa dénégation. Tout se passe en effet comme si une partie importante des classes dirigeantes était arrivée à la conclusion qu’il n’y aurait plus assez de place sur terre pour elles et pour le reste de ses habitants. C’est ce qui expliquerait l’explosion des inégalités, l’étendue des dérégulations, la critique de la mondialisation, et, surtout, le désir panique de revenir aux anciennes protections de l’État national.
Pour contrer une telle politique, il va falloir atterrir quelque part. D’où l’importance de savoir comment s’orienter. Et donc dessiner quelque chose comme une carte des positions imposées par ce nouveau paysage au sein duquel se redéfinissent non seulement les affects de la vie publique mais aussi ses enjeux. »

Le champignon de la fin du monde

Sur les possibilités de vivre dans les ruines du capitalisme
Anna Lowenhaupt TSING

« Ce n’est pas seulement dans les pays ravagés par la guerre qu’il faut apprendre à vivre dans les ruines. Car les ruines se rapprochent et nous enserrent de toute part, des sites industriels aux paysages naturels dévastés. Mais l’erreur serait de croire que l’on se contente d’y survivre.
Dans les ruines prolifèrent en effet de nouveaux mondes qu’Anna Tsing a choisi d’explorer en suivant l’odyssée étonnante d’un mystérieux champignon qui ne pousse que dans les forêts détruites.
Suivre les matsutakes, c’est s’intéresser aux cueilleurs de l’Oregon, ces travailleurs précaires, vétérans des guerres américaines, immigrés sans papiers, qui vendent chaque soir les champignons ramassés le jour et qui termineront comme des produits de luxe sur les étals des épiceries fines japonaises. Chemin faisant, on comprend pourquoi la « précarité » n’est pas seulement un terme décrivant la condition des cueilleurs sans emploi stable mais un concept pour penser le monde qui nous est imposé.
Suivre les matsutakes, c’est apporter un éclairage nouveau sur la manière dont le capitalisme s’est inventé comme mode d’exploitation et dont il ravage aujourd’hui la planète.
Suivre les matsutakes, c’est aussi une nouvelle manière de faire de la biologie : les champignons sont une espèce très particulière qui bouscule les fondements des sciences du vivant.
Les matsutakes ne sont donc pas un prétexte ou une métaphore, ils sont le support surprenant d’une leçon d’optimisme dans un monde désespérant. »

J’aurais pu devenir Millionnaire, j’ai choisi d’être un vagabond

Alexis Jenni

Inventeur génial dès son plus jeune âge, amoureux de la nature, grand marcheur, John Muir sillonna le monde à pied et fut le premier à percevoir les dangers de l’exploitation de la nature.

Manières d’être Vivant

Baptiste Morizot

Baptiste Morizot approfondit ici une série d’enquêtes philosophiques fondées sur la pratique du pistage. Il s’agit de pister à la fois les vivants sur le terrain et les idées que nous nous faisons d’eux dans la forêt des livres et des savoirs…

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